Voyage en Géorgie (6)
J5
7 juin, 5ème jour en Géorgie, mon anniversaire. Audrey nous réserve une belle surprise : au lieu d'aller à pied, c'est à cheval que nous irons jusqu'à Gogrulta, village reculé où se trouve une autre maison d'Audrey et de Guia et près duquel est nichée la bergerie "Spiridon", objet de notre curiosité initiale, point ultime de notre périple.
Véritable première expérience équestre pour Ben et moi. Un très beau cadeau de noces...
Les chevaux devaient au départ uniquement transporter nos bagages et le ravitaillement. Ils ne le feront que dans la dernière partie de notre randonnée, là où le camion ne pourra plus avancer.
Je photographie à dos de cheval les tours d'Omalo dont on s'éloigne à chaque lacet.
Le cheval de Ben se nomme "Taro", le mien "Babnik" ("coureur de jupon", en russe je crois...). On s'attache rapidement à ces bêtes sur lesquelles pèse tout notre poids...
Pause pique-nique. Repos des montures. La confiante et audacieuse Audrey nous a même initiés au trot et au galop...sur quelques mètres.
Les villages sont encore quasi déserts. On évolue dans un paysage silencieux, pur, frais et ensoleillé. Parfois, des aboiements de chiens de bergers... Mieux vaut éviter ces animaux très agressifs aux allures de loup.
Le but de notre randonnée, Gogrulta, se trouve sur la crète, au second plan.Au premier plan, un vieux village en ruine.
Derniers lacets avant le point de rendez-vous avec le camion. Le ravitaillement et les sacs vont nous remplacer...
Dernier village avant Gogrulta.
Passage de la rivière pour les chevaux. Nous, passons sur un pont en bois.
Gogrulta : le père de Guia est né là, en plein hiver...
Plus tôt, nous étions de l'autre côté... Dernière ascension à pied: intense. Nous nous allongeons dans l'herbe, la tête dans les fleurs, entourés par les vaches.
Guia et Tato préparent la ratatouille dans la "cuisine".
Toilette avec l'eau des montagnes... Nous ne nous redoucherons qu'à Lalishkari, chez les parents de Guia.
Un gâteau d'anniversaire improvisé... Il ne m'en faut pas plus.
Voyage en Géorgie (5)
Troisième jour de vacances sur Hoëdic pour les enfants. En dehors du temps capricieux, l'été s'annonce bien. Quelques visites de prévues, des rendez-vous musicaux avec nos groupes ( on a déjà joué trois fois ! ), la kermesse de l'école à préparer... J'ai décidé de faire appel aux services de Gabrielle pour garder Adélie et Jeanne, voire Gaspard, deux heures le matin, de temps en temps, pour pouvoir écrire. Gaspard doit partir trois semaines dans les Alpes et le Sud-Ouest. Jeanne et Adélie auront elles aussi leurs moments. Bref, tout le monde grandit et gagne en autonomie. Sinon, on profite de la plage bien sûr, mais le grand soleil n'est pas encore au rendez-vous... Je poursuis le récit de notre voyage.
J4
Randonnée vers Chénako, "deuxième" village de Touchétie en taille et population.
Et pour nous, première vraie journée de marche, celle qui permettra à Audrey d'évaluer notre résistance physique.
La maison où Audrey et Guia accueillent leurs randonneurs. Une ancienne ruine entièrement retapée par eux avec des matériaux locaux ( bois et pierres sèches ) plus de la tôle pour le toit.
Il ne s'agit pas d'un voyage de noces douillet : on fait davantage l'expérience du rudimentaire et du frugal. Mais qui peut se vanter de dormir dans une pièce décorée avec des peaux de loups du Caucase ?
Et prendre ses repas sur cette terrasse est s-i-m-p-l-e-m-e-n-t chouette.
En traversant le village d'hiver d'Omalo, on passe à côté de maisons de style russe datant de l'époque soviétique.
Sur les deux photos ( 1. au départ d'Omalo, 2. à l'arrivée à Chénako ), le même sommet en profondeur. Entre les deux, au moins deux heures de marche : la descente et la remontée.
Détails du village d'été de Chénako : les balcons ouvragés ravissent l'oeil et annoncent ceux de Tbilissi.
En quittant le village d'été, on aperçoit des Touchs plantant des pommes de terre dans le village d'hiver où les maisons sont espacées pour laisser place aux cultures et aux animaux.
Le lieu de notre pique-nique où nous passons du temps pour dormir, lire ou dessiner...
Le chemin du retour par des sentiers plus abrupts qu'à l'aller. Le passage des fleurs jaunes, comme la photo ne le laisse pas deviner, était particulièrement essoufflant...
Voyage en Géorgie (4)
J3
Enfin le moment du départ vers la Touchétie, cette région découverte d'abord en images dans le magazine XXI. Nous nous séparons de Stéphanie et de Virginie qui, elles, repartent en taxi ( un taxi improvisé comme il y en a tant ici ? ) vers Tbilissi.
Vue du Col Abano - 2926 m - , dont le passage en voiture est le plus haut d'Europe. En cette saison, d'habitude, la neige aurait dû nous faire descendre du camion et porter nos sacs à dos...
A deux reprises lors de la montée, le camion aux quatre roues motrices a suscité la convoitise : on demandait à Guia s'il n'était pas prêt à le vendre...
En bas du col, depuis notre lieu de pique-nique... Quelle est l'histoire de cette carcasse de voiture ?
Arrivée au village d'été d'Omalo après 5h de route - une piste de montagne caillouteuse et ravinée -. Mon estomac a été un peu malmené mais la conversation avec Audrey, installée entre Ben et moi, m'a aidé à ne pas concentrer mon attention sur ce "mal de piste".
Arrivés à la maison d'Audrey et de Guia, nous les laissons préparer la maison qui n'avait pas été ouverte depuis la saison dernière. Nous sommes en effet les premiers randonneurs de 2012, les premiers et les seuls... Du sur-mesure ! Nous visons aussitôt, bien sûr, les fameuses tours défensives, caractéristiques de la Touchétie, quand les ennemis étaient susceptibles d'attaquer à la belle saison.
J'aime cette photo sur laquelle la présence de Ben permet de mesurer la taille imposante de ces constructions en pierres sèches. Ce sera pour nous un moment de contemplation et d'écriture... Le Grand Caucase dans la lumière du soir... Le bruissement du vent dans les arbres... Le village en contre-bas...
Nous faisons juste une autre ascension sur la colline voisine où se trouve un vieux cimetière. De simples trous creusés dans la terre. De rares inscriptions. Une unique photo. Les Touchs se font enterrer dans la plaine désormais.
Voyage en Géorgie (3)
J2
Journée en Kakhétie, région située à l'ouest du pays. Journée "à la japonaise" comme s'amuse à l'évoquer Audrey : nous visitons des églises, une cave à vin, un musée et le marché de Télavi. Stéphanie et Virginie, deux Françaises, sont avec nous depuis la veille. Nous ne les quitterons que le lendemain lors de notre départ vers la Touchétie.
" En Kakhétie, dans la plaine, nous logeons chez les parents de Guia, le collaborateur d'Audrey : une maison typique de Touchs sédentarisés à la fois coquette et rustique, confortable et rudimentaire : entre le pavillon et la ferme. Elle est grande et carrée. La douche fonctionne avec un poële à bois et les toilettes sont un trou creusé au fond de la basse-cour."
" Haut perchée, l'église orthodoxe de Grémi compte deux bâtiments : le clocher est séparé du lieu de culte. A l'intérieur les fresques sont en partie effacées mais on voit qu'elles recouvraient l'ensemble des murs. Des tapis cachent au sol les dalles de pierre. Des bougies éclairent les icônes comme à David Garedja. La lumière naturelle parvient de la voûte hémispérique où vole un oiseau dont on entend le bruit des ailes."
" A quelques kilomètres de Grémi, après une nouvelle traversée des villages et de la plaine : le monastère de Nékressi. On grimpe à pied sur une route en lacets. Nous double une navette remplie de moines orthodoxes aux barbes noires. A mi-chemin, un bélvédère nous permet d'apprécier l'étendue de la plaine d'Alazani. Audrey nous conseille la lecture des mémoires d'Anne Dandrey, une gouvernante française de la famille Chachavatzé, tenue captive dans le Caucase..."
La cave à vin : la visite en anglais, la dégustation...
Le musée de la maison Chachavadzé...
Une nouvelle fois une guide nous débite dans un anglais rapide un discours appris par coeur...
" Audrey doit faire des courses à Télavi pour notre randonnée en Touchétie. On traverse la ville qui est en totale reconstruction. Des panneaux affichent les nouveaux bâtiments prévus. La route est défoncée. Les voitures soulèvent la poussière. De chaque côté, des ouvriers travaillent. (...) Enfin on arrive au marché couvert de Télavi où Audrey a ses marchands attitrés. Dehors, je ne sais combien de dizaines de taxis, Ladas ou Mercedès, attendent. A l'intérieur sont exposés les uns à côté des autres, sur de très longs comptoirs parallèles, des étalages de fruits et de légumes (les mêmes que chez nous) magnifiques, de grosses boules de fromage, un gouda local très salé, des huiles dans des bouteilles de soda recyclées, de la viande hors-vitrine, du poisson que les marchands protègent des mouches avec de larges éventails, des ustensiles en plastique, de la pacotille de bazar...
" Au retour, on s'arrête rapidement pour entrer dans la cathédrale Alaverdi bâtie dans l'enceinte d'un monastère orthodoxe (radical). A l'entrée, des jupes sont mises à disposition. Nos fichus sont déjà sur nos têtes. Nous visitons en hâte cet édifice qui marque les confins de la chrétienté avant l'Asie."
Voyage en Géorgie (2)
Je poursuis la présentation, toujours de manière chronologique, mais avec le charme du vrac...et des passages de mon "carnet". Donc :
J1
Dès notre arrivée,après une nuit extrêment courte, nous filons en 4x4, suivant l'allure folle des Géorgiens, à la frontière azerbaïdjanaise pour visiter la cité troglodyte et le complexe monastique " David Garedja".Nous traversons une ville fantôme qui était destinée à une ethnie déplacée ( abkhaze ou ossète ) à cause des guerres frontalières...
" L'art de conduire : rouler très vite, ne jamais freiner mais klaxonner. Même quand un troupeau de moutons ou de vaches occupe la route, qu'une voiture ralentit devant vous ou qu'une autre vous fait face alors que vous doublez, que sur le bas-côté, en traversant les villages, des enfants jouent, que des familles pique-niquent à l'ombre d'arbres plantés à l'époque soviétique, que des grands-mères habillées de noir, la tête couverte d'un fichu coloré, discutent assises devant leurs maisons, que des petits vendeurs exposent légumes ou boissons, que des hommes réparent leur Lada ou leur Mercedès... Ne jamais freiner. C'est une question d'honneur, de principe. Les lignes blanches ne sont ici que théoriques."
Nous visitons le site un dimanche. Beaucoup de visiteurs sont là pour je ne sais quelle célébration. Saint David ? Sainte Nino ? Nous découvrons icônes orthodoxes et manières de faire des Géorgiens parcourus ces dernières années d'une ferveur religieuse très forte. Très vite, nous entamons l'ascension vers la crête où nous pique-niquons en croisant alternativement soldats géorgiens ou azerbaïdjanais qui se disputent périodiquement les limites territoriales.
Côté azerbaïdjanais, un autre site troglodytique et monastique. En libre exploration. Des fresques magnifiques offertes aux tags. Notre sens du patrimoine est bien sûr exacerbé comparé à d'autres parties du monde...
Redescente vers David Garedja. Il faut à certains endroits de bonnes chaussures de randonnée. Les Géorgiennes, très coquettes, ne sont pas forcément équipées et créent des embouteillages.
Surprise d'Audrey en soirée. Audrey, notre guide. Notre super amie désormais... Une réception est organisée dans la maison de la famille Chachavadzé, grande famille aristocratique géorgienne, à l'occasion d'un colloque sur le développement du tourisme en Géorgie, ou quelque chose de ce genre. Des européens sont présents en tout cas. Nous goûtons vins et spécialités de la région à base de noix, de feuilles de vignes... Ce sera une touche raffinée avant une partie plus rustique de notre voyage.
Enfin des photos... Voyage en Géorgie (1)
C'est clair, un mariage absorbe beaucoup d'énergie. Autant qu'il donne de bonheur. Ben et moi sommes comblés. Les choses se sont déroulées comme on pouvait l'espérer. Reste à classer les photos... En plus de celles prises par Corentin à qui nous avions confié le rôle du photographe, il y a toutes celles des invités: des soeurs, des oncles et des copains. Et comme nous avons enchaîné mariage, nettoyage, voyage et atterrissage avec fête(s) de la musique à Hoëdic et à Houat, je ne me suis pas encore plongée dans la confection de l'album. Je peux juste vous dire qu'il y en a des chouettes ! En voici une cependant prise par Thierry, histoire de nous remettre dans l'ambiance venteuse du 18 mai. Une traversée du village dynamique et joyeuse...
Nous voulions surtout dire à l'ensemble des personnes présentes au mariage que notre voyage en Géorgie a été fabuleux. Un grand merci à chacune d'entre elles pour leur participation à cette belle aventure ! Voici un échantillon extrait de mes quelques 600 photos elles-aussi à classer... Je commence par les paysages pour une impression d'ensemble.
Monastère " David Garedja" à la frontière avec l'Azerbaïdjan, au sud-est de la Géorgie, matérialisée par la crète dans un décor de steppe.
Au pied du Caucase, la Kakhétie et la plaine fertile d'Alazani : les Touchs y vivent désormais une partie de l'année.
Village d'été d'Omalo, "capitale" de la Touchétie, avec ses fameuses tours défensives. Point de départ de notre randonnée.
Les deux villages de Chénako : celui d'hiver et celui d'été. L'église du village : à mi-chemin entre religion orthodoxe et paganisme. Une randonnée à la journée, la première en montagne. Retour le soir à Omalo.
A cheval d'Omalo, imperceptible au fond, jusqu' au village de Gogrulta. Le jour de mon anniversaire !!!
Deuxième journée de randonnée à cheval sur les crètes au-dessus de Gogrulta... Le cadeau de noces d'Audrey !
Au matin, après une nuit d'orage et de pluie. Seul intermède humide d'un séjour ensoleillé et très chaud.
Retour vers la Kakhétie après une dernière nuit à Omalo : montée vers le col d'Abano -2926m- et descente vers la plaine. Gia, qui conduit le camion 4x4, est un pilote hors-pair...
Vues de Tbilissi depuis la statue de la Mère-Patrie.
Mtskhreta, ancienne capitale de la Géorgie. Site religieux le plus important du pays. Dernière journée de notre voyage.
Allez, histoire de crâner un peu...
Vacances de février sur la côte de Goëlo
Le temps file, comme à son habitude. Je m'empresse de garder ici une trace de nos vacances de février sur la côte du Goëlo, dans les Côtes d'Armor...

La baie de Launay, près de Paimpol, depuis les fenêtres de notre gîte.





Tout un après-midi passé au Sillon de Talbert, le temps de voir la mer remonter et entourer cet extraordinaire cordon de galets...





Journée d'excursion à Bréhat, histoire de comparer les îles. Nous sommes heureux de constater une fois de plus que les enfants sont de bons marcheurs. On ne les ménage pas ! Laura et Guillaume sont avec nous.



Les falaises de Plouha, les plus hautes de Bretagne paraît-il...


L'entrée du Trieux, côté mer, les champs de choux-fleurs, côté terre.






Et pour finir, la très romantique abbaye de Beauport construite au bord de l'eau.
A.
ps: Les filles ont pris leur premier bain de mer hier !!!
Vieilles coques







On devine bien grâce aux premières photos qu'il s'agit de détails de vieilles coques de bateaux. Mais, quand le matériau se fait plus discret, l'on ne voit plus que des peintures abstraites. Bon, l'idée n'est pas originale : j'ai déjà rencontré plusieurs fois le principe. Et, si j'ai précisément eu envie de photographier cela hier, au passage, lors de ma balade avec Gaspard, c'est qu'une amie de l'île m'a montré les photos de son mari qui explore la chose à un niveau de raffinement et de poésie très inspirant. J'ai pour ma part mitraillé à la va-vite : le côté brut me plaît bien aussi.
Puis, on peut étendre le principe...





...à l'infini.
A.
Et merci pour vos commentaires ! J'en suis toujours très heureuse.
Silhouette




Gaspard a besoin de courir, grimper aux arbres, escalader les rochers...et d'être parfois sans ses soeurs !
Bribes d'un jour d'hiver
Premier jour des vacances de février.
Dehors, Ben renforce le muret en pierres sèches sous le soleil et dans le froid. Ce midi, il est allé pêcher des moules à basse mer avec Gaspard et Adélie. Nous les dégusterons ce soir !
Les filles sont parties chez Séverine qui les accueille chaque samedi pour les faire danser. Gaspard a rejoint son copain Corto.
Hier soir, tous les trois sont rentrés de leur sortie scolaire à Larmor-Plage ( qui a lieu trois fois dans l'année ! ). Je suis restée seule de mardi à jeudi soir car Ben était mobilisé sur le continent pour l'audit de son entreprise. Nous avons eu le droit ainsi à une soirée et une journée en amoureux. Il faut avouer que ces moments sont rares et on les apprécie grandement. Puis j'ai pu avancer mon roman !
Non, vous ne saurez rien avant la fin...

Quelques visiteurs sont arrivés sur l'île, bien emmitouflés. Ils vont animer les rues bien vides les jours derniers. Cela ne signifie pas que l'on s'ennuie d'ailleurs. C'est vrai qu'à cette période les hoedicais eux-mêmes quittent l'île pour voler vers des destinations plus chaudes ( Maldives, Dominique, Baléares etc. Des îles encore vous remarquerez ! ) mais ceux qui restent savent s'occuper. De toute façon, il y a l'école, les courses, les repas à préparer, le linge, comme partout ailleurs, ainsi que la musique, la lecture...
Ma lecture du moment: énorme sur tous les plans ! Une entreprise de destruction du mythe américain moderne à un rythme haletant. Langage non académique, morale ambigue, mais ça décape et nous oblige à ne pas nous contenter de ce qu'on nous raconte. Je suis époustouflée...

La semaine prochaine, nous quittons notre île pour la Bretagne nord, la côte du Goëlo, près de Paimpol... J'en reparlerai.
Il faut avouer qu'on fait pas mal d'allers-retours en ce moment. Besoin de bouger, rêve de voyages lointains... Nous habiterions sur le continent, ce serait pareil. Nous serions dans le même état d'esprit. N'est-ce pas?
Et pour finir avec le sourire, des photos de Jeanne qui n'en finit pas d'explorer sa fibre de rockeuse. Ici, par le look...
Voilà comment elle est apparue tout à l'heure. Mi-ange, mi-démon je vous dis...



A.































































































